Ce qui se dit sur Sudbury, de beau et de pas beau, dans la littérature et les médias

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lundi 10 novembre 2008

Décalage (Patrice Desbiens)

31.

La lune de Sudbury
se lève sur les
montagnes du
Montana.

Une neige calme
fond sur l'Inde
chaude de mon
coeur.

Il n'y a pas de
décalage.

Il faudrait que
j'y retourne un jour
pour voir si
j'y suis.

Patrice Desbiens, Décalage (Prise de parole, 2008)

vendredi 5 septembre 2008

Sans explosion cette ville n'existerait pas (Robert Dickson)

sans explosion cette ville n'existerait pas
aujourd'hui un camion de dynamite
a explosé en banlieue
sans explosion cette ville n'existerait pas
sans la déflagration météorite pas de mineurs
pas de sudbury grand trou noir dans l'espace du nord
pas de secousses qui bouleversent régulièrement mes rêves
pas de richesse pas de communauté
pas de traces empreintes dans la roche à nu dans nos
cours et nos caves et nos coeurs

Robert Dickson, Humains paysages en temps de paix relative (Prise de parole, 2002)

Le pouvoir de l'illusion est grand (Stéphane Lépine)

Sudbury impose une image très dure: celle d'une ville triste, laide, qui offre bien des promesses mais s'avère aussi illusoire que redoutable. Sudbury est semblable à ces villes du nord... où les hommes devaient trouver la fotune et où ils n'ont fait que ruiner leur vie. Mais Sudbury demeure l'ultime espoir de s'en sortir, de vaincre la torpeur, le travestissement des âmes et des consciences, de metttre fin à la grande noirceur. Un espoir aussi éphémère, aussi chimérique que les beautés maquillées des samedis soirs? Peut-être, mais le pouvoir de l'illusion est grand. Il peut même permettre de dissiper les pires réalités.


Stéphane Lépine, Nos livres, vol. 14, octobre 1983